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Le Mercosur s'interroge: la Guyane française dernière colonie d'Amérique du sud ?
05-09-2008

  Le sénateur Aloizio Mercadante (PT-SP) a déposé une proposition pour que le Parlement du Mercosul approuve une déclaration favorable à une solution pacifique et négociée pour la situation de la Guyane française et des Îles Malouines, considérées par le parlementaire comme des «enclaves coloniales » en Amérique du Sud. Pour le sénateur, la constitution de l’Union des Nations Sud-Américaines (Unasul) doit être faite par des États souverains.

Selon la proposition, le Parlement doit déclarer son opinion que la Guyane française et les Îles Malouines « constituent des territoires sous domination coloniale, même si cette domination est déguisée par des euphémismes juridico-politiques difficilement acceptables pour les peuples d’Amérique du Sud ».

Le sénateur veut également que les parlementaires du bloc enregistrent leur perception qu’« une telle situation historiquement anachronique est incompatible avec les principes démocratiques et libertaires qui fondent l’Union Européenne ». Et qu’ils lancent un appel au Parlement Européen pour qu’il se place en médiateur des efforts pour l’établissement d’un dialogue de haut niveau entre l’Union Européenne et le Mercosul qui débouche sur une solution diplomatique pour ces questions. Mercadante suggère encore que le Parlement du Mercosul manifeste son étonnement par rapport au fait que, « à l’inverse des amples mouvements historiques de décolonisation constatés au niveau mondial et au niveau de l’hémisphère sud, jusqu’à aujourd’hui la Guyane française conserve son statut de Département Ultramarin de la République Française, euphémisme pompeux pour une réalité décidément coloniale ». Le sénateur attend aussi des parlementaires du bloc qu’ils expriment leur désaccord « avec le fait que le Royaume Uni jusqu’à aujourd’hui s’obstine à maintenir sous son contrôle les Îles Malouines, territoire qui appartient de droit à la République Argentine, État-Partie du Mercosul ».

La proposition pourra être inscrite à l’ordre du jour de la 13ème session ordinaire du Parlement du Mercosul, qui commence le 15 septembre.

 

 
Pour une école de qualité
29-06-2008

Notre école est en rupture avec notre société…ce n’est pas une fatalité !

Une intersyndicale de l’éducation a été créée afin de dénoncer et s’attaquer au plan de démantèlement de l’éducation mis en place par le gouvernement. De cette démarche collective, il s’en est suivi une mobilisation de tous les acteurs (Intersyndicale,  Associations lycéennes, FCPE, conseil régional, conseil général, parlementaires, personnel du rectorat).

Un tel mouvement est l’expression d’un ras-le-bol, d’une véritable révolte, d’une part,  face à l’absence de politique éducative et de perspectives adaptées à notre société multiculturelle et à la complexité de notre contexte économique et social, d’autre part face à la légèreté du Recteur qui affirme de manière péremptoire que « la situation de l’éducation en Guyane n’est pas catastrophique ». En effet, en Guyane, notre école est en rupture avec notre société et produit de l’échec ainsi que  de l’exclusion  source de comportements déviants. Et, que nous propose le gouvernement alors que les indicateurs officiels sont au rouge ? Un plan de rigueur dans le cadre de la « Réforme générale des politiques publiques ». C’est une attaque en règle du service public à laquelle l’éducation nationale n’échappe pas et qui obéit essentiellement à une logique d’économie où l’Homme est totalement écarté. C’est scandaleux !

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Du devoir de mémoire à la conscience collective
29-06-2008

Du devoir de mémoire  à la conscience collective : La Région s’engage dans une politique commémorative.

En effet, inaugurer la statue « Les Marrons de la liberté » dans le cadre de la commémoration de l’abolition de l’esclavage est une démarche fédératrice qui s’imposera dans nos mémoires pour constituer une étape de plus vers l’affirmation et la construction identitaire qui conditionnent notre équilibre, l’émancipation de notre société ainsi que notre ouverture à l’Autre et au monde. 

marron de la liberté

Travail de mémoire et connaissance de soi sont intimement liés. Il ne s’agit pas de se réfugier dans le passé, ni de se nourrir de ressentiment mais bien  de s’enraciner dans notre histoire, s’approprier notre patrimoine et le transmettre… Transmettre  pour construire une dynamique collective et interculturelle qui nous préserve des fléaux que sont la xénophobie, la discrimination, le repli identitaire, le communautarisme mais aussi le révisionnisme.

 

Assumer la dimension valorisante, prospective, humaniste, constructive de la commémoration est un vrai pari pour les acteurs culturels, éducatifs et politiques à l’égard du présent et de l’avenir de notre société.marron de la liberté

 
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